Morgane Le Gouellec (Sciences de l’éducation, Université Paris Cité – CERLIS et Université de Montréal – CRIFPE) a le plaisir de vous annoncer la soutenance de sa thèse de doctorat en sciences de l’éducation intitulée :

 

Se former aux relations avec les élèves :

Une comparaison France/Québec de l’apprentissage du métier d’enseignant

 

La soutenance aura lieu le jeudi 23 mai prochain à partir de 14h à l’Université Paris Cité (45 rue des Saints-Pères 75006 Paris) en Salle des Thèses (5ème étage du bâtiment Jacob). Pour celles et ceux qui le souhaitent, il sera possible d’assister à la soutenance par visioconférence.

 

Le jury est composé de :

Anne BARRÈRE, Professeure des Universités, Université Paris Cité, directrice

Martial DEMBÉLÉ, Professeur, Université de Montréal, examinateur

Vincent DUPRIEZ, Professeur, Université catholique de Louvain-la-Neuve, rapporteur

Rachel GASPARINI, Professeure des Universités, Université de Lyon 2, examinatrice

Claude LESSARD, Professeur Émérite, Université de Montréal, directeur

Régis MALET, Professeur des Universités, Université de Bordeaux, examinateur

Joséphine MUKAMURERA, Professeure, Université de Sherbrooke, rapporteure

 

La soutenance sera suivie d’un moment de convivialité auquel vous êtes convié·es.

Afin de permettre le bon déroulement de ce moment, veuillez indiquer au plus vite votre présence en complétant le formulaire suivant : https://forms.gle/jsUdFwHW6JksMFE46

 

Résumé de la thèse :

 

Se former aux relations avec les élèves. Une comparaison France/Québec de l’apprentissage du métier d’enseignant.

 

Depuis les années 1990, la formation des enseignants français et québécois a évolué au rythme des réformes et du mouvement de professionnalisation de l’enseignement (Malet, 2010). Bien que certaines tendances lourdes se retrouvent d’une part et d’autre de l’Atlantique, La France et le Québec n’ont pas opté pour les mêmes configurations de leurs programmes de formation. Cependant, dans un pays comme dans l’autre, l’insertion professionnelle vient faire naître chez les nouveaux enseignants un sentiment de manque de préparation au métier (Broccolichi et al., 2018 ; Borges et al., 2021). Cette thèse s’intéresse à cette période particulière de la carrière enseignante qu’est l’insertion professionnelle et, plus particulièrement, aux apprentissages propres aux relations avec les élèves qui s’effectuent à cette période. La maîtrise de ces relations est aujourd’hui une condition indispensable pour pouvoir « faire la classe » (Barrère, 2002). À partir d’une analyse sous le prisme de la sociologie du travail enseignant, de la sociologie de l’expérience mais aussi de concepts plus proches des sciences de l’éducation tels que les « savoirs pour enseigner », le « développement professionnel » ou encore « l’apprentissage par l’expérience », cette recherche permet d’articuler des objets qui jusque-là ont plutôt été analysés séparément : la formation initiale, l’entrée dans le métier, la formation continue et les difficultés du travail enseignant.

Ce travail repose sur l’analyse d’entretiens semi-directifs menés auprès d’enseignants québécois et d’enseignants français. Les résultats mettent en avant les épreuves relationnelles que les enseignants rencontrent lorsqu’ils débutent dans le métier ainsi que les stratégies qu’ils mobilisent afin de leur faire face. Ils montrent que les enseignants débutants s’appuient sur des ressources telles que la formation, la division du travail éducatif, leurs collègues ou encore les parents d’élèves. Enfin, ces enseignants sont présentés comme étant détenteurs de connaissances relationnelles constituées à la fois de connaissances sur les élèves et de connaissances sur eux-mêmes en situation d’interaction en classe. Cette thèse ouvre trois axes de réflexion. Premièrement, le manque de formalisation de l’interaction avec autrui est ce qui fait frein à la professionnalisation des métiers de la relation (Demailly, 2008). La réflexion autour de l’objection d’un « savoir relationnel » a donc été amorcée. Deuxièmement, l’approche comparée a permis de mettre en avant le poids de l’organisation scolaire et des choix politiques en matière de formation sur l’apprentissage de la dimension relationnelle du métier. Une réflexion sur les contenus des formations à l’enseignement mais aussi sur leur organisation a donc été proposée. Troisièmement, cette recherche propose une réflexion théorique et pratique sur les relations entre enseignants et élèves. L’injonction à l’individualisation n’a pas été couplée avec une réorganisation des espaces scolaires et du travail des enseignants. Par conséquent, il semble aujourd’hui difficile de considérer ces relations comme étant individualisées.

 

Mots-clés Formation à l’enseignement, Insertion professionnelle, Savoirs enseignants, Éducation comparée, Travail enseignant, Relations entre enseignants et élèves, Métiers de la relation.

 

 

 
 
 

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